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> l'interview Sésame : Vous vous faites interviewer sous le pseudo de Sésame; n'est ce pas un peu mégalo ? PhL : Peut être. J'ai pensé que cette entrée en matières serait simplement plus conviviale qu'une longue profession de foi. S : Votre parcours est bien rempli. Que pensez-vous de votre évolution de carrière ? PhL : J'ai le sentiment d'avoir progressé d'années en années. Le fait d'avoir été confronté à des situations diverses m'a enrichi : j'ai dû à chaque fois m'adapter à des contextes d'entreprises différents, dans des fonctions distinctes. J'ai été ainsi successivement, directeur des ventes, directeur commercial, directeur du marketing et directeur administratif et financier. S : Comment se fait-il que vous ayez ainsi occupé des fonctions aussi variées ? Vous avez la bougeotte ? PhL : Cela correspond à ma volonté d'acquérir une expérience qui ne touche pas à un seul domaine. Après mes études secondaires, j'ai embrassé une carrière commerciale dans l'édition ayant le feu sacré pour le livre. J'ai pris conscience à 30 ans qu'il me serait nécessaire de reprendre mes études, moins pour le diplôme, mais pour disposer de clés pour ouvrir certaines portes. S : Et ensuite vous avez quitté l'édition pour l'informatique... PhL : Oui ! En 1984 j'ai rencontré le Macintosh et je suis parti 4 mois chez Apple pour me former. A mon retour, j'ai été placé chez un concessionnaire pour en être le directeur commercial. Sous ma direction, l'entreprise est devenue le premier concessionnaire grands comptes avant d'opérer un virage stratégique pour s'intéresser aux applications PAO pour les marchés de l'édition. J'ai pu ainsi conjuguer mon nouveau métier avec mes premières amoures. S : Mais vous avez aussi changé aussi de fonctions ? PhL : C'était nécessaire : le marché en 1990 commençait à s'organiser entre d'un côté, les plates-formes de distribution et de l'autre, les sociétés de services. Pour ma part je me voyais mal pousser des colis, j'ai donc abandonné la partie matériel au profit de la fourniture de services. Ce marché, je l'avais appréhendé, certes, mais dans une activité connexe à la vente de matériels, pas comme un produit propre. J'ai donc réfléchi à de nouvelles approches de marché que j'ai mis en application : l'entreprise est alors devenue leader en France des marchés de l'Edition et de la Presse et je me suis ainsi engagé dans le Marketing. S : Et plus tard devenir DAF ! ! ! PhL : Oui ! Je disposais de l'arme absolue pour ce poste : l'enthousiasme ! S : ! ... je ne comprends pas... PhL : ArtQuest était une start up sur les nouvelles technologies. Quand le poste m'a été proposé, l'entreprise souffrait d'un manque de fonds propres. Il fallait résister aux pressions des créanciers, des banques et trouver un partenaire qui accepte le financement de nos investissements marketing alors que le produit se trouvait encore en développement ! S : Et bien sûr vous avez trouvé ? PhL : Pas en France malheureusement, mais en Amérique du Nord où l'entreprise est maintenant cotée. C'était un défi qui nécessitait une bonne dose d'optimisme pour convaincre nos créanciers et nos partenaires que notre produit possède de telles vertus que le CA allait exploser alors que nous étions en continuel état de cessation des paiements ! S : En effet ! Et depuis ? PhL : Depuis ? J'ai mis à profit ces expériences pour proposer mes compétences à des PME, mais en consulting cette fois-ci. Comme je dispose d'un petit réseau relationnel, j'ai été sollicité pour prodiguer mes conseils. J'ai donc effectué du conseil stratégique pour une entreprise dans le domaine de l'électronique. J'ai mené à bien une mission du même ordre pour une société de ressources humaines dans les nouvelles technologies. Sur cette mission j'ai développé aussi leur site web (statique et dynamique). Une partie statique qui présente la société, c'est le côté institutionnel et une partie dynamique qui intègre une base de données permettant aux clients de cette société d'effectuer en ligne ses recherches et sélections de collaborateurs. S : Et quoi d'autres ? PhL : J'ai travaillé sur 2 autres missions. L'une pour une SSII auprès de qui j'ai effectué une recommandation pour la mise en marché d'un progiciel en Europe. J'ai réalisé aussi leur site internet. L'autre mission avait trait au développement d'un service très novateur d'ECRM ; j'ai effectué l'étude de marché, le plan de développement. Leur traduction dans le plan d'affaires a convaincu un investisseur : le projet est maintenant sur les rails. S : Et ensuite ? PhL : D'autres clients... ou un seul! S : ? PhL : Oui un seul. J'éprouve maintenant le besoin de rejoindre une équipe, que ce soit dans un cadre salarié ou dans le cadre d'un lancement de projet auquel je pourrai m'associer. Mais en tout cas avec un vent du large qui grise !
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